Une affiche

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# Posted on Saturday, 06 September 2008 at 2:37 PM

DOSSIER : LES WESTERNS ATYPIQUES

DOSSIER : LES WESTERNS ATYPIQUES
Cela fait des dizaines d'années que l'on donne le Western pour mort et qu'il n'en finit pas de ressusciter. Un genre figé dans sa légende, la mythologie statufiée par John Ford et John Wayne, les paysages ancrés dans l'inconscient collectif comme celui de Monument Valley et la silhouette d'un cow boy solitaire qui se détache sur l'horizon. L'imagerie semble figée, solide. Pourtant, le Western a connu des années 60 à nos jours des réincarnations qui à chaque fois, l'éclairèrent d'un jour nouveau, comme c'est de nouveau le cas avec l'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. On peut utiliser ses codes connus de tous pour faire passer des messages (l'écologie dans Jeremiah Johnson de Sydney Pollack, l'homosexualité dans le Secret de Brokeback mountain), ou éclairer l'histoire d'une manière différente (Little Big Man, Danse avec les loups, la Porte du paradis). Le Western devient une forme narrative, pouvant porter jusqu'au réflexions les plus métaphysiques ou abstraites (Dead man de Jim Jarmush, Trois enterrements de Tommy Lee Jones) jusqu'à se laisser détourner pour instaurer un autre ton, irrévérencieux (Butch Cassidy et le Kid), ou pour en accentuer l'absurde, l'âpreté ou en styliser la violence (les oeuvres de Sergio Leone et de Sam Peckinpah). Le genre est protéiforme et se laisse triturer dans tous les sens sans y perdre son âme.

La Démystification

Il y eut Brando et son seul film en tant que réalisateur, la Vengeance aux deux visages qui étudiait la relation oedipienne entre le jeune héros et le personnage de Karl Malden, Dad. Il s'agissait certes d'un duel et d'une vengeance mais elle gagnait soudain une portée psychanalytique et le film devenait autre. Il y eut surtout Sergio Leone et sa mise en scène appuyée qui a fait de Clint Eastwood dans la « trilogie des Dollars » (titre impropre car le Bon, la Brute et le truand est un peu à part), un symbole, celui d'un homme sans nom, vengeur qui ne devait allégeance à personne, pas même à la justice, humaine ou divine. Les héros de Leone n'ont rien de la noblesse d'antan, des justiciers altruistes incarnés par le grand Duke (John Wayne) dans ces véritables chansons de gestes à la gloire de chevaliers qui auraient troqué leurs épées contre d'étincelants six-coups. Le sacré n'a plus cours. Si l'univers de Leone a longtemps été mal considéré, à la limite d'être une parodie, c'est aussi pour cela: ses personnages sont des crapules très humaines dans leurs vices et le moins pourri d'entre tous (Clint le plus souvent) est pourtant assez peu fiable et pas du tout généreux ou chevaleresque. D'autre part, il est d'ailleurs extrêmement souvent très amoché, tabassé au fil du film, défiguré, comme pour montrer à quel point est malmenée la figure du cowboy classique. Ensuite il y a Il était une fois dans l'ouest, au titre trompeur puisqu'il s'agit avant tout d'un conte funèbre où tout est souillé, bafoué. Henry Fonda y est l'incarnation du Mal absolu. Charles Bronson est la vengeance. Les personnages, les illustres hors la loi, n'existent plus et deviennent symboles. Le Western vu par Leone est une évolution vers l'abstrait et un goût pour le prosaïque, bien loin des légendes héroïques. Clint Eastwood sera justement son plus digne héritier. Il reprendra cette même veine en la poussant un peu plus loin tout au long de sa carrière. Seulement, comme cinéaste, il est stylistiquement beaucoup plus classique ce qui le rapproche dans la formes des pères du genre que sont Hawks et Ford. Pour autant, il dépeint l'Ouest tel qu'il fut historiquement et pas auréolé de son aura mythique et simpliste. C'est particulièrement flagrant dans Josey Wales, hors la loi. On peut d'ailleurs d'ores et déjà remarquer que détourner le genre, c'est le raconter à échelle humaine, en y intégrant les bassesses qui font partie intégrante de notre nature. Wales est un homme brisé qui doit se reconstruire, ainsi que tous ceux qu'il rencontre. Il est un fuyard perpétuel, traumatisé par tout ce dont on l'a privé, une âme perdue qui ne trouve refuge dans la vengeance et la mort. Peu à peu, il regagne des attaches, il recouvre le souci de ce qui l'entoure et n'est plus recroquevillé sur sa douleur. Mais il est plus proche d'une bête sauvage et acculée que d'un homme superbe et plein d'assurance. Le monde dans lequel il vit est aussi désenchanté que lui, dominé par la mort, la souffrance, le crime, la solitude, une nature hostile. Orson Welles trouvait le film superbe. John Wayne ne l'aimait pas, tous deux pour la même raison: il trahissait l'Idéal. L'Ouest devenait un lieu proche de l'enfer où l'on ne pouvait se fier à rien ni à personne, où les femmes étaient violées, les vieux pionniers assassinés et où les indiens n'étaient pas tous des croque-mitaines. Bref tout un système de valeurs traditionnelles était absolument balayé. Le crépuscule de l'Ouest fantasmé fut mis en scène par Sam Peckinpah dans La Horde sauvage. On y voit apparaître l'automobile, la suprématie des chemins de faire avec des trains gardés par l'armée, des hold-up très compliqués à organiser. Le pays de cocagne, la terre d'opportunités devient peu à peu un état organisé, mécanisé, où un homme et son cheval ne font plus la différence et où une fusillade prend des allures de massacres. On a beaucoup souligné les effets de style de Peckinpah, jusqu'à en être réducteurs, ses fameux ralentis, la violence graphique. Il est tout de même l'un de ceux qui a le mieux saisi la fin de l'ère du western et qui a souvent porté superbement la nostalgie des vieux mythes (notamment dans Pat Garrett et Billy le Kid). La Horde sauvage est le vestige de ce monde d'hier, condamné, où la valeur des hommes avait encore un sens et n'avait pas cédé devant la froideur de la mécanique. C'est avant tout le dernier souffle d'un monde ancien. Il est rare de saisir avec autant de force et de finesse cette capitulation là, d'une époque qui se décompose à une autre qui s'affirme. C'est beau comme un chant du cygne, violent comme une apocalypse.

La dérision

Deux oeuvres d'Arthur Penn ont également grandement contribué à l'évolution nécessaire -en aucun cas la condamnation- du genre. Little Big Man est un très grand film. Pas seulement parce qu'il donnait à voir les Indiens sous un jour plus clément. Il est d'ailleurs à noter que le grand John Ford fut le premier à faire tourner les premiers peuples d'Amérique et à leur reconnaître une légitimité (notamment dans Les Cheyennes en 1964). La nouveauté du film de Penn, c'est le traitement, allègre et pittoresque. Il s'agit d'une oeuvre d'apprentissage à l'image du très bon roman de Fielding Histoire de Tom Jones. On suit un personnage qui d'aventures en aventures va rencontrer toute sortes de circonstances différentes et toujours assez réjouissantes. C'est ce ton distancié et amusé qui fait la grandeur de cet opus. Mine de rien, Jack Crabb nous fait visiter bien des aspects de l'Ouest mythique, dans une narration pleine de dérision. Il connaît différentes périodes: période indienne, chrétienne, roi du révolver, homme d'affaires, ermite, soldat, alcoolique... Il ne respect absolument rien. Le général Custer apparaît par exemple totalement stupide, une chrétienne est en fait une débauchée qui finit prostituée (ah... Faye Dunaway...), jusqu'au vieux chef indien solennel qui choisit son beau jour pour mourir et finalement non... tout fait de ce film un grand moment d'exception, au ton décalé. Il demeure émouvant quand les Indiens n'ont plus d'espoir, sont acculés à la réserve et que Grand Petit Homme perd sa famille. Mais le traitement est incroyablement audacieux et inattendu dans l'univers très codifié du Western. Missouri Breaks du même Arthur Penn montrait un univers crasseux, naturaliste, mettant en scène une bande de voleurs de bétail menés par Jack Nicholson. Les honnêtes ranchers veulent s'en débarrasser en engageant un tueur à gages excentrique (Marlon Brando dans l'une de ses compositions à la fois géniales et totalement improbables). Le héros est ici un loqueteux boueux qui vit de forfaits pas très reluisants, les honnêtes gens sont obtus et intolérants, la fine gâchette engagée pour chasser la racaille est franchement maniérée et grotesque. Quand on y ajoute la performance magnifique de Brando qui s'en donne à coeur joie dans le cabotinage (jusqu'à se déguiser en femme), on se dit que le Western classique a bien du plomb dans l'aile et que son aura sacrée n'existe plus. On en voit la réalité, mesquine et absurde, dépourvue d'extraordinaire comme elle l'est souvent. Les temps innocents de l'épopée s'éloignent. Alors pour fuir ce monde définitivement souillé, Jeremiah Johnson dans la montagne s'en est allé, sous la caméra de Sydney Pollack. Ce film ressemble aux convictions écologistes de Robert Redford, son acteur principal. On y évolue dans les paysages immenses et hostiles de la première amérique. Mais ici, l'espoir est hors de la communauté et de ses valeurs, on y croise des marginaux, un trappeur congelé serrant encore son fusil, un chasseur d'Indien scalpé. Le silence règne beaucoup, on est loin du monde et de son fracas et quand il revient en la personne de soldats traversant un sol sacré, c'est pour apporter le chaos et la fin de l'existence heureuse et à l'écart que Johnson était parvenue à se construire. La civilisation est ici en perdition et l'enfer c'est les autres. Pas de codes d'honneur qui tiennent, le salut est loin du monde des hommes et de ses lois fumeuses, proche de la nature essentielle, du cycle des saisons, des éléments auxquels il faut adapter. Le reste: la droiture, le crime, le bien, le mal, n'est que vue de l'esprit. Le mythe est condamné, le rêve sans consistance, les valeurs n'ont pas cours. Ne reste que la forêt, la rivière où l'on pêche, les arbres qui permettent de construire des cabanes, d'entretenir la chaleur d'un feu. Le reste est faribole. Butch Cassidy et le kid introduisait la modernité dans le western. On a pu le qualifier de « pop ». George Roy Hill réunit pour la première fois le merveilleux duo que forment Redford et Newman. La sauce prend d'entrée. Le traitement est audacieux, des intermèdes filmés comme des films muets, des ellipses en forme de succession de photographies. Il y aussi ce moment légendaire de Newman sur sa bicyclette sur fond de « Teardrops keep fallin on my head ». Outre son audace formelle, le film tient sur la légèreté et l'humour de ses deux interprètes. Tout ce qu'ils traversent jusqu'à la fusillade finale ne semble être que de peu d'importance, ils commettent leurs forfaits avec insouciance et nonchalance et les situations désespérées ne le semblent jamais vraiment. Une allégresse permanente court pendant tout le film, une ambiance qui prend totalement à contre-pied. Car rien n'est vraiment sérieux. Dans un genre aussi solennel, où la mort est toujours au coin de la rue, cette légèreté surprend. Ainsi une attaque de train tourne à la pantalonnade et tout ce qu'entreprennent les compères, pourtant en cavale et souvent en très mauvaise posture, finit par être désamorcé. On se joue des habitudes du spectateur et on les contrarie par des épisodes inattendus, des dialogues déplacés par rapport au contexte (y compris à la fin quand la mort est proche, on continue de plaisanter). Une manière de fuir systématiquement le premier degré qui fait de ce film une oeuvre culte et presque un anti-western.

La face sombre de l'Histoire

La Porte du Paradis de Michael Cimino est une fresque immense, qui dépasse de très loin le cadre du Western ou même celui du cinéma standard. C'est une oeuvre d'art. Ce grand film maudit (échec public et critique) raconte un aspect méconnu et peu reluisant de l'histoire américaine. Il s'agit de la bataille de Johnson County, où le syndicat des fermiers engagea des mercenaires pour se débarrasser des immigrants et des petits fermiers. De véritables massacres se livrèrent alors contre les plus humbles. L'histoire cadre mal avec le mythe américain. Mais devant les grandes scènes de bal, le souffle que Cimino met dans chaque plan, la perfection de chaque cadre, on est davantage devant un poème qu'un western, quelque chose qui capte l'âme profonde d'un pays, peut-être comme jamais, dans sa grandeur et ses faces d'ombres (dénonçant une xénophobie profonde). C'est un film qui, dans son ambition, ferait plus songer à Guerre et paix tant sa vision est puissante et échappe à toute classification. Peut-être est-ce d'ailleurs pour cela qu'il rencontra à sa sortie tant d'incompréhension. En 1991, Kevin Costner réalisait son premier film, Danse avec les Loups. Les Indiens avaient déjà été abordés dans l'univers du Western et parfois même avec respect, dans des films épousant leur cause (Les Cheyennes, Soldat Bleu). Pourtant jamais on avait centré un film sur la découverte de leur culture avec autant d'intégrité. On y voit le rythme des saisons (le film présente d'ailleurs la rareté d'avoir été tourné chronologiquement, les paysages suivent donc l'évolution de l'histoire), on entend la langue des sioux. On s'initie, à travers la fascination du lieutenant Dunbar à leur univers, à leur humour, à l'incompréhension aussi que les hommes blancs en ont eu. J'ai vu ce film quand j'étais gamin, ça a été un grand choc. Parce que toute votre vie de cinéphile défile devant vous: vous voyez John Wayne haïr les peaux rouges dans La Prisonnière du désert, Steve MacQueen retourner leurs cadavres d'un coup de botte. Toute une mythologie est remise en cause. On a le sentiment de comprendre ce qu'on nous a longtemps présenté comme des païens, des bandits. D'une certaine manière Danse avec les loups est peut-être ce qui est arrivé de pire au Western car ça remettait totalement en cause la figure du cowboy héroïque, le chargeait d'un crime contre une population que toute sa légende avait tenté d'occulter ou de justifier. Plus jamais, on ne verrait les histoires de cowboys et d'indiens de la même façon. Il y a des films qui sont beaux comme des prises de conscience. La culture des premiers peuples d'Amérique était enfin totalement considérée et allait servir de base de nombreux autres films (dont le très bon Coeur de tonnerre, par exemple). En tout cas, assez paradoxalement, en condamnant définitivement l'imagerie classique du Western, Danse avec les loups allait lui donner un second souffle en y ajoutant une nouvelle figure légendaire et fascinante (mais plus jamais partiale ou pittoresque), un nouveau point de vue et de nouvelles valeurs: celles des Indiens d'Amérique. Les Disparues de Ron Howard nuançaient le propos en donnant des Indiens une image plus mitigée et assez intéressante. Tommy Lee Jones incarne un personnage qui a vécu auprès d'eux et connaît leur manière de vivre et leurs croyances. Mais ce film montre ceux qui ont été corrompus par la cupidités des blancs et qui enlèvent les jeunes filles pour les revendre comme prostituées. On a donc d'un côté en la personne de Tommy Lee Jones, celui qui fait ressentir la grandeur et la magie de la culture des premiers peuples d'Amérique et de l'autre un sorcier terrifiant, totalement malfaisant et perverti par l'appât du gain. A la fois ce que Danse avec les loups en particulier a apporté au genre, mais aussi le fantasme du mal absolu, le parfait méchant de cinéma dans la personne du terrifiant ravisseur. Un film riche de points de vue puisqu'on a également celui de la pionnière courageuse qui se bat dans un monde particulièrement dangereux à travers le personnage de Cate Blanchett.

L'abstraction

Dead man de l'excellent Jim Jarmush était une plongée contemplative et étrange dans cet univers. On est dans l'expérimentation, l'abstraction, le genre réduit à sa plus simple expression, un western dépouillé, fondé sur l'ivresse qu'il procure, un beau trip. Dans un Noir et Blanc magnifique, le metteur en scène fait voyager Johnny Depp dans une quête initiatique, une marche funèbre, où il est pourchassé malgré lui, où rien ne semble avoir de sens. Le nom du héros est William Blake comme le poète américain, perdu au milieu d'une forêt immense, fantomatique, suivi par un Indien énigmatique (Nobody). Blake fait des rencontres (dont Robert Mitchum en affreux, Iggy Pop en vieille pionnière) avant de poursuivre son odyssée étrange, absurde et inexorable comme une tragédie, puisque c'est vers sa mort qu'il marche, rendant l'ambiance du film plus étrange et irréelle encore. Il est des films qui se ressentent, qui instaurent un univers que l'on a bien de la peine à raconter. Ils font naître une émotion unique. On cède à son charme envoûtant, on se laisse porter. Comme une succession de tableaux minimalistes, oniriques, rythmés par la guitare brute et hypnotique de Neil Young. Ce film est beau comme un poème, l'une des oeuvres les plus atypiques et les plus fascinantes de son auteur (et ce n'est pas peu dire!). On a également vu une étonnante variation autour du Western avec Trois enterrements de Tommy Lee Jones. Etonnante et dure vengeance dans la lumière éblouissante qui baigne la frontière entre le Texas et le Mexique. Un ranger abat accidentellement un immigré clandestin, Melquiades Estrada. Son ami un vieux cowboy bourru va se charger de l'enterrer dans le village d'où il vient tout en infligeant à son assassin, être méprisable et assez détestable un juste châtiment. C'est un véritable chemin de croix qui s'engage, entre la cruauté du châtiment et la rédemption du flic dépourvu de coeur. Dans l'âpreté de cette histoire, une curieuse odyssée s'engage dans des paysages majestueux, désolés et arides. L'enterrement devient métaphysique. Le vieux est obsédé par la promesse qu'il a faite à son ami disparu de l'enterrer chez lui. Il force donc son otage à exhumer son cadavre qui se décompose pendant tout le film pour le ramener et l'enterrer dans sa terre natale. Le pauvre Ranger devient alors victime expiatoire. Il perd peu à peu toute dignité et gagne l'humanité qui lui faisait défaut. La vengeance est intériorisée dans le masque endeuillé de Tommy Lee Jones. Tout devient symbolique, dans les consciences et les souvenirs On ressent avec intensité l'intériorité des personnages. Les paysages y font écho. On a une impression d'intimité totale avec eux, une identification brute, parfois cruelle et malsaine. C'est renforcé par la narration déstructurée du film qui suit l'évolution de leur état d'esprit plutôt que l'enchaînement logique des évènements. L'effet est puissant et dur, car la vengeance devient métaphysique et les protagonistes nous communiquent sans ménagement la violence de leurs sentiments. On pourrait bien sûr également citer Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui se servait de la figure classique du héros américain pour parler d'une passion entre deux hommes. Il se sert même des grands clichés du genre, deux cowboys au sens strict dans des paysages majestueux vont vivre leur amour pendant une saison puis se cacher, culpabilisés par le poids des traditions et de l'imagerie archétypale qu'ils se doivent de renvoyer pour éviter d'être condamnés. Il s'agit d'une belle réflexion sur l'Ouest tel qu'il est figé dans l'imagination collective et la réalité des moeurs qui évoluent. C'est finalement ce qui ressort de cette évocation des westerns atypiques. On est devant un genre étrange, figé, codifié clairement, comme des règles de versification (le rythme strict, des images incontournables pour les identifier). Et parfois, comme en poésie, quand ces règles sont contournées, quand les standards sont détournés, que les poses sont bouleversées, ça donne des chefs-d'oeuvre. Le Western n'est pas un dogme et il est ouvert aux blasphèmes, comme ça a été maintes fois prouvé. Ce genre est loin d'être moribond. Il est au contraire protéiforme et son imagerie mythique est toujours prête à être invoquée pour s'éclairer d'une nouvelle lumière, redevenir vierge, comme un paysage que l'on croyait connaître par coeur et qui d'un coup, parce que l'heure du jour a changé, se révèle sous un aspect inattendu. Comme l'ombre toujours changeante des nuages au dessus de Monument Valley, le western a une infinité de facettes et c'est un grand espace dont on n'est pas près de se lasser.


# Posted on Saturday, 06 September 2008 at 2:31 PM

Au nom de la loi, une série culte avec Josh Randall dont voici le générique

Série américaine N&B, Four Star - Malcom
(Wanted Dead Or Alive) 1958-1961
Steve McQUEEN (Josh Randall)
Musique : Max Steiner
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# Posted on Saturday, 06 September 2008 at 2:18 PM

Ces affiches

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# Posted on Saturday, 06 September 2008 at 2:14 PM

Steve McQueen, le chasseur......

Steve McQueen, le chasseur......
Nom d'acteur: Steve McQueen
Vrai nom: Terence Steven McQueen
Date de naissance: 24 Mars1930
Lieu: Beech Grove, Indiana, USA
Date de décès: 7 November 1980 (cancer poumons), à Juárez, Mexico
Mariage: avec Neile Adams, Ali MacGraw et Barbara Minty
Enfants: un fils prénommé Chad, une fille s'appelant Terry-Leslie: fille, d'avec Neile Adams Née le: 30 mars 1930.(Terry décéda à l'âge de 38 ans à Beech Grove des suites d'une transplantation du foie).



1.UN MAUVAIS GARÇON
McQueen est né en 1930 dans une petite ville de l'Indiana. Son père est alors aviateur acrobatique de meeting et disparaît après la naissance de Steve. Sa mère laissa l'enfant à la bienveillance d'un parent dans une ferme. Steve revit sa mère quelques années plus tard et lui en voulu, plus qu'à son père d'avoir été élevé comme un orphelin. Steve est difficile et incontrôlable. Durant sa petite adolescence il fréquente gangs de Los Angeles et devient un « petit voleur ». Sa mère le confie alors aux Boy's Republic, une sorte de maison d'arrêt pour adolescents .

2.LE MARINE
Avec une éducation limitée il entre dans la marine marchande puis s'engage dans les marines. Il va deux fois au mitard pour être sorti voir des filles. Puis il trouve une voiture à bricoler et de là démarre sa réputation d'un « mec » qui aime les machines et les nanas. Ce qu'il aime par dessus tout c'est conduire des motos et des voitures de course. Il devient un peu voyou, un peu ivre , d'un tempérament agressif, d'esprit mesquin, c'est un tombeur.

3.PSYCHOTIQUE SOLITAIRE
Steve s'endurcit, devient solitaire égoïste, ne croit en personne et se replie sur lui même. Dans ses premiers tournages le métier ne sait pas s'il faut considérer Steve comme un possible héros ou bien comme un psychotique solitaire et scélérat. Au fil du temps bien des femmes ont crut pouvoir adoucir le caractère de Steve et le rendre plus civilisé. Aucune n'y est jamais arrivé.

4.JOSH RANDALL
Steve travaille un peu pour la télé, il a un petit rôle dans somebody up there likes me de Paul Newman. Il a le rôle principal dans The Blob, un film de science fiction. C'est la TV qui fait de Steve un chasseur de prime au nom de JOSH RANDALL, dans la série : Wanted dead or alive (traduit en français: Au nom de la loi. A l'image de Steve, Randall se situe entre le bien et le mal et n'a aucun ami si ce n'est sa célèbre Winchester a canon scié. La série dure trois ans. A la suite de quoi il obtient un rôle crucial au cote de Yul Brynner dans The magnificent seven (Les sept mercenaires).

5.LES GRANDS FILMS
Il enchaîne comme soldat dans Hell is for heroes, puis comme pilote américain dans The war lover. Puis Steve tourne The great escape (La grande évasion), dirigé par John Sturges, l'homme des sept mercenaires. Steve est parfait dans ce film basé sur une histoire vraie. C'est l'histoire d'anglais et américains prisonniers de guerre dans un camp allemand. C'est pour lui l'occasion d'exprimer sa passion pour la moto.

6.McQUEEN STAR INTERNATIONALE
Steve rencontre Nathalie Wood dans Love with the proper stranger. Tout ses films sont connus il atteint une popularité internationale. Son caractère de joueur de poker s'exprime dans the Cincinnati kid et celui de matelot non - breveté qu'il fut dans Sand pebbles (La canonnière du Yang Tse), qui lui valu une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur à hollywood en 1967. 1968 est son apogée. En effet il tourne à la fois L'affaire Thomas Crown et Bullitt qui sont deux succés.

7.LE SUCCÈS
Il tourne enfin un hommage aux voitures de course et aux pilotes dans Le Mans. Puis il enchaîne avec The getaway (Guet-apens) en 1972 ou il tombe fou amoureux d' Ali Mac Graw qu'il épouse en 1973. Il tourne deux films comme super-star: La tour infernale et Papillon avec Dustin Offman que Steve dédaigne pour son physique d'avorton. Dustin n'est pas naturel dans le film et Steve rafle la vedette à l'écran.

8.SON TROISIÈME MARIAGE
Steve prend du poids. Il porte la barbe et les cheveux long. Il perd sa silhouette svelte qui fit sa célébrité. Tous pense qu'il est malade ou qu'il se drogue. C'est le contraire des moments heureux avec Ali McGraw. Puis il tourne un film Bizarre , sans intérêt, An enemy of the people. Le cancer s'installe. Steve vient à Mexico à la recherche d'un nouveau traitement. Il se marie pour la troisième fois et épouse une jeune top-modèle, Barbara Minty. Il tourne deux derniers film, I, Tom Horn et The hunter. Il pense pouvoir vaincre son cancer mais c'est lui qui l'emporte.

9.REMAKE DE" L'AFFAIRE THOMAS CROWN"
Mort depuis 19 ans, Steve McQueen est encore plus grand remémoré par le tournage de l'affaire Thomas Crown. Lorsque McQueen lut le script il sut de suite que s'était ce qu'il voulait être. Il s 'appliqua vraiment dans le tournage, ôta la cravate pour la première fois, S'habilla des plus jolis costumes. Il compris ce que signifiait avoir de l'argent et du pouvoir (qu'il avait déjà) et de l'assurance (plus insaisissable). Steve avait changé après le film. Il avait la démarche, l'apparence et la stature de Crown. D'un « Baroudeur » Steve devint un « magnat.

Filmographie

• 1956 : Marqué par la haine (Somebody up There Likes me) de Robert Wise : Fidel
• 1958-1961 : Au nom de la loi (Wanted: Dead or Alive, série télévisée) : Josh Randall
• 1957 : Danger planétaire (The Blob) de Irvin S. Yeaworth Junior : Steve Andrews
• 1957 : Rackets à New-York (Never Love a Stranger) de Robert Stevens : Martin Cabell
• 1958 : Hold-up en 120 secondes (The Great Saint Louis Bank Robbery) de Charles Guggenheim
• 1959 : La Proie des Vautours (Never so few) de John Sturges : caporal Bill Ringa
• 1960 : Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven) de John Sturges : Vin
• 1961 : Branle-bas au casino (The Honeymoon Machine) de Richard Thorpe : Lt. Fergie Howard
• 1962 : L'Enfer est pour les héros (Hell is For Heroes) de Don Siegel : soldat John Reese
• 1962 : L'Homme qui aimait la guerre (The War Lover) de Philip Leacock : capitaine Buzz Rickson
• 1962 : La Grande Évasion (The Great Escape) de John Sturges : capitaine Virgil Hilts
• 1963 : Une certaine rencontre (Love with the Proper Stranger) de Robert Mulligan : Rocky Papasano
• 1963 : La dernière bagarre (Soldier in The Rain) de Ralph Nelson : Eustis Clay
• 1964 : Le Sillage de la violence (Baby, the Rain Must Fall) de Robert Mulligan : Henry Thomas
• 1965 : Le Kid de Cincinnati (The Cincinnati Kid) de Norman Jewison : Eric Stoner
• 1965 : Nevada Smith de Henry Hathaway : Nevada Smith/Max Sand/Fitch
• 1966 : La Canonnière du Yang-Tse (The Sand Pebbles) de Robert Wise : Jake Holman
• 1967 : L'Affaire Thomas Crown (The Thomas Crown Affair) de Norman Jewison : Thomas Crown
• 1968 : Bullitt de Peter Yates (McQueen également producteur) : lieutenant Frank Bullitt
• 1969 : Reivers (The Reivers) de Mark Rydell : Boon Hogganbeck
• 1970 : Le Mans de Lee H. Katzin : Michael Delaney
• 1971 : Junior Bonner, le dernier bagarreur de Sam Peckinpah : Junior Bonner
• 1972 : Guet-apens (The Getaway) de Sam Peckinpah : Carter McCoy
• 1973 : Papillon de Franklin J. Schaffner : Henri Charrière, alias Papillon
• 1974 : La Tour infernale (The Towering Inferno) de John Guillermin : Chef Michael O'Hallorhan
• 1976 : Un Ennemi du peuple (An Enemy of the People) de George Schaefer
• 1979 : Tom Horn de William Wiard : Tom Horn
• 1980 : Le Chasseur (The Hunter) de Buzz Kulik : Papa Thorson

Télévision

• Goodyear Television Playhouse, épisode « The Chivington Raid » (NBC, 27 mars 1955)
• The U. S. Steel Hour, épisode « Bring Me a Dream » (CBS, 4 janvier 1956)
• Studio One, épisode « The Defender » (CBS, 25 février et 4 mars 1957)
• West Point, épisode « Ambush » (CBS, 8 mars 1957)
• Climax, épisode « The Four Hours in White » (NBC, 6 février 1958)
• Tales of Wells Fargo, épisode « Bill Longley » (NBC, 10 février 1958)
• Trackdown, épisodes « The Bounty Hunter » et « The Brothers » (CBS, 7 mars et 16 mai 1958)
• Wanted - Dead or Alive (Au nom de la Loi), créée par Vincent Fennely, 94 épisodes.
• Alfred Hitchcock Présente, épisodes « Human Interest Story » et « Man from the South »
• What's My Line? (18 décembre 1966).

Anecdotes

Concernant la célèbre course de voitures dans les rues de San Francisco pour le film Bullitt, Steve McQueen fit appel à son ami Bill Hickman, ancien coureur motocycliste, pour conduire le véhicule qu'il poursuit dans le film. L'acteur exigea par ailleurs de ne pas être doublé dans cette séquence. La vitesse au compteur pouvait atteindre deux cents kilomètres à l'heure. Le tournage de cette scène dura trois semaines et nécessita le recours à deux Ford Mustang et deux Dodge Charger. Autre scène dans laquelle Steve McQueen prit des risques : celle de la poursuite sur la piste d'atterrissage de l'aéroport. C'est en effet lui-même qui poursuit le véritable Ross en se trouvant sous les roues d'un avion prêt à décoller. Il a simulé un accident de voiture afin de se libérer du tournage de la série TV Au Nom De La Loi pour jouer dans Les Sept Mercenaires. C'est durant le tournage de Guet-apens (The Getaway) que Steve McQueen fit la rencontre de sa future épouse Ali MacGraw.
Dans La Grande Évasion, c'est Bud Edkins qui a réalisé le saut (3,70 de haut et 20 mètres de long) à la frontière suisse. Steve va même jusqu'à piloter une autre moto en jouant le rôle d'un poursuivant allemand.
Sheryl Crow écrit une chanson dont le titre est "Steve McQueen". Dans le clip, Sheryl se promène dans Hollywood et on peut voir apparaître l'étoile de Steve sur le "Walk Of Fame". Des courses de voitures sont aussi dans ce clip. Cette chanson sert d'ailleurs de générique au film Cars (film d'animation), de John Lasseter des studios Disney/Pixar. Le Héros de ce film étant une voiture de course du nom de Flash McQueen. Le Dr House donne le nom de Steeve McQueen à son rat dans l'épisode Partie de chasse.

Palmarès auto

En 1970, lors des 12 heures de Sebring il pilote une Porsche 908 en compagnie de Peter Revson. Après avoir mené la course pendant un temps, ils arrivent deuxièmes, 23 secondes
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# Posted on Saturday, 06 September 2008 at 1:48 PM